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A la découverte des villes impériales du Maroc... |
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ça tangue...ça sent les vacances... |
| Départ - lundi 20 novembre 2006 |
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Nous voilà aux abords des côtes espagnoles de Majorque… Le réveil est difficile pour Abdel, après le pti déj., retour au lit, l’accumulation de la fatigue explique-t-il. C’est que les vacances sont méritées…
Moi, je me sens bien, après une bonne douche, je me charge de tester ma super boussole achetée au marché du mercredi sur place du millénaire à Antigone (Montpellier) ! Nous sommes cap sud ouest, c’est bien ce que je pensais. On ne peut pas se perdre dans les labyrinthes des médinas… Enfin ne vendons pas la peau de l’ours avant de l’avoir tué !!
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Première foulée sur sol marocain |
| Tanger - mardi 21 novembre 2006 |
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Fantasia, c’est le nom du bateau qui ns conduit à Tanger. Arrivée prévue à 9h30 heure locale, réveil et douche matinale après l’une des soirées les plus mémorables, animée par un duo de chanteurs bourrés de complexe, le talent on a essayé de le deviner, un spectacle inerte sans entrain.
Finalement on rentre au port de Tanger à 10h30 heure locale. L’heure des adieux et échanges de numéros est arrivée avec les membres d’équiPage et plus particulièrement avec la charmante Asmaa, mais également Rachid, un jeune toulousain qui tient une affaire d’import export dans les meubles et articles de déco marocaine avec qui nous avons partagé une bonne partie de cette traversée… Rdv est pris inchallah en France !
Première foulée sur sol marocain, un mélange d’appréhension et d’excitation, on nous a tellement mis en garde ! Sur conseil de la préposée aux renseignements, on quittera le port jusque sur la baie pour emprunter un taxi. Cette ville paraît tellement vivante, ouverte de par sa géographie, sur l’atlantique la méditerranée et donc l’Europe, véritable eldorado pour les migrants aussi bien maghrébins que subsahariens… invite à la découverte. « A Tanger, il y a tout,… la bonne bouffe, les belles nanas, la bonne fumette…» nous raconte notre chauffeur de taxi. Il nous dépose dans une rue non loin du Grand Socco, c’est là que se trouve notre hôtel. « 200DH pour cette chambre avec Sde… et 150Dh sans sde », je négocie la chambre avec sde, on en a besoin pour effacer les séquelles du voyage, pour 180Dh. C’est un endroit calme, arboré, des chambres propres bref un prix correct pour une prestation correcte. Nos bagages déposés, à nous Tanger !
Visite du Grand Socco, se retrouvent ici aussi bien des sans affaires (traduction littérale de l’arabe « bla shroul » ou si vous préférez des oisifs) des passants, des touristes, des amoureux…Nos yeux observent, nos oreilles écoutent,… tous nos sens sont en éveils. Des gens marchent dans tous les sens, le bruit des klaxons rappelle aux piétons qu’il faut s’écarter.
De là on s’engouffre dans les ruelles de la médina, une foultitude de petits magasins d’artisanat, des vendeurs de légumes à la sauvette, des bijoutiers, des cyclistes, on y trouve de tout…On se prend au jeu et se laisse aspirer dans les dédalles des ruelles tortueuses, la tension s’est dissipée, on a eu l’occasion de se frotter aux autochtones, d’échanger quelques mots en arabe même si certains ont vu en nous des touristes anglais, apparemment le business est rentable avec cette frange de touristes… on descend vers le Petit Socco qui porte encore des traces du passage espagnol. Puis, direction sud ouest, la kasbah, merveilleux vestige à sauvegarder absolument, d’ailleurs de nombreux travaux y sont entrepris. A peine entrés sous l’arche de la porte assa, qu’on est déjà suivi par un pseudo guide… Il se promène à nos côtés en donnant ça et là quelques explications, difficilement crédible surtout lorsqu’il nous raconte qu’il a connu Personnellement Paul Bowles avec qui il roulait des joints… Bizarre tout de même ! Nous le quittons à l’appel de la prière de l’après-midi (asr) en lui donnant le peu de monnaie qu’il nous reste. Nous le croisons plus tard et il fera connaître son mécontentement d’un maigre regard. Il n’a pas de chance nous n’avons pas encore effectué de change… pas de change, pas d’argent – pas d’argent, guide pas content ! Yallah ! on court en faire, il faut bien manger, nos ventres sont restées vides depuis le petit déj. pris sur le bateau. Tampis pour les banques on passe par un bijoutier, elles sont toutes fermées au moins jusqu’à 14h15, en plus leur taux de change est moins intéressant, alors que chez notre bijoutier c’est 1€ = 11Dh.
Le temps se rafraîchit et on décide de rentrer à l’hôtel mettre des vêtements plus adaptés. A la réception, un groupe de touristes japonais et des norvégiens négocient dur avec le patron. Ils m’interpellent pour les conseiller… Nous discutons sous l’oreille bienveillante de celui-ci ! Hicham, le réceptionniste, est tt heureux de nous annoncer qu’il y a un message pour nous. Asmaa, la charmante hôtesse du Fantasia est venue nous rendre visite… Dommage ma très chère mais j’espère te revoir bientôt à Montpellier inchallah !
Maintenant nous maîtrisons les principales artères de la ville. Nous avons énormément marché de la rue de Belgique au Bld Pasteur en passant par la place de France, la Terrasse des paresseux… Tangérois ? Nous ? Pas tout à fait ! Mais on apprécie la vie ici, ça grouille de monde, on dirait que tout Tanger est dehors !!! Les gens ont besoin de leur sortie du soir, leur humour, la nonchalance, vraiment on se sent bien ici et ressent une grosse différence avec nos vies de l’autre coté de la rive. Après un bon verre de thé sur la place du Grand Socco, on rentre se coucher, épuisés et satisfaits…
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Moi, je suis fan de Rabat... |
| Rabat - jeudi 23 novembre 2006 |
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Réveil matinal comme d’habitude. Au détour d’une rue, que dis-je d’une avenue d’autant plus qu’elle est immense, « Hassan II », je succombe à un jus d’orange pressé devant mes yeux. La journée s’annonce sous de bons hospices. On se pose sur une petite terrasse sur le boulevard Mohammed V typiquement rabati, c’est-à-dire avec une lignée de chaises tournés vers le Bd. Les Rabati apprécient voir et être vus. C’est le constat qu’on fera avec Ahmed, jeune étudiant en informatique, avec qui nous avons conversé durant notre p’tit déj.
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C'est le jour et la nuit... |
| Casablanca - vendredi 24 novembre 2006 |
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Très certainement la journée la plus longue et éclectique depuis notre arrivée. Le réveil nous fut facilité par l’activité ambiante autour de notre hôtel situé sur le Bd Mohamed V à la limite de l’entrée dans l’ancienne Medina. Sur la terrasse d’un petit café, tout comme les R’bati assis à coté de nous on observe le réveil de la ville, les passants sont peu nombreux, les taxis et véhicules de particuliers aussi, on dirait même qu’ils n’osent pas utiliser leurs klaxons ou alors très timidement… on va pas s’en plaindre… C’est vraiment agréable de pouvoir apprécier ce calme… un poil magique ! (non, j’exagère pas)… Quelques cartes postées et on se dirige vers la gare pour rejoindre Casa.
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:::::Sous la pluie::::: |
| Marackech - samedi 25 novembre 2006 |
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Il est déjà 9h quand nous arrivons à la gare routière. Le car pour Essaouira est parti à 7h30 et le prochain ne part qu’à 17H. On prend notre p’tit déj. sur place avant de se diriger vers la gare casa voyageurs, nous irons d’abord à Marakech où nous attend une pluie battante. Quelle déception ! Qu’à cela ne tienne, on se promène dans le souk essayant tant bien que mal d’éviter la flotte. Les vendeurs de parapluie se sont bien frottés les mains, à 30Dh l’unité c’est une aubaine… Merci au ciel !
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L'art de vivre à Marakech... |
| Marackech - dimanche 26 novembre 2006 |
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Ce matin, grasse matinée, on ne se réveillera qu’à 8h… Dans notre programme, c’est tard !
P’tit déj sur la terrasse de notre hôtel le point de vue sur la place est encore plus splendide que celui à partir de nôtre chambre. On prend le soleil en buvant avec paresse un thé à la menthe dont on nous a laissé la faveur de le sucrer. C’est pas le cas partout et généralement ça a goût de miel, d’où des problèmes d’obésité et de diabète notamment chez certaiins marocains.
Le spectacle des charmeurs de serpents, saltimbanques en tous genres et les va et vient des calèches est envoûtant. On ne s’en lasse pas, scotchés dans nos fauteuils, les yeux rivés sur la place Djemaa le fna.
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Au programme de cette journée, Menara, jardins de Majorelle et palmeraie. Comme hier on ne se lève qu’à 8h… la grasse matinée… quand on y a goûtée… ! P’tit dej rapide sur la terrasse de notre hôtel, au fait il s’agit du CTM, je le conseille pour les petits budgets. Et en avant !
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Les portugais sont passés par là |
| Essaouira - mardi 28 novembre 2006 |
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Ce matin, nous partons pour Essaouira à 8h30 de la gare CTM de Guéliz, 7h nous sommes déjà au garde à vous. Comme prévu on retrouve dans l’autocar nos amis belges.
Il est environ 11h30 lorsque nous rentrons en gare d’Essaouira. Aussitôt descendu aussitôt escortés par une ribambelle de Personnes nous proposant un hébergement. Ce sera chose faite en moins d’une demi-heure, 130Dh pour un appart de 60m², 2 chambres+1salon+1cour+1cuisine+1salle d’eau, le tout, équipé bien sûr… Je pense qu’on n’aurait pas trouvé mieux en cherchant.
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Sur la route... |
| Meknès - mercredi 29 novembre 2006 |
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Cette journée, nous la passerons essentiellement dans les transports d’Essaouira à Casa jusqu’à Meknès, de 7h à 18h, merci la CTM…
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Les Romains au Maroc... |
| Meknès - jeudi 30 novembre 2006 |
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Aussitôt levé, aussitôt sorti, direction la place des grands taxis pour la ville de Moulay Driss Zarhoun, le fondateur de la ville de Fès.
Serrés comme des sardines dans la mercedes des années 80, notre chauffeur roule doucement quand d’un coup, il se met à prendre les virages de l’autre côté de la chaussée, serre les camions de devant pour les écarter de son passage…
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Vendredi saint |
| Fès - vendredi 1 décembre 2006 |
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A nouveau nous rangeons nos bagages pour partir à Fès. Nous avons rendez-vous avec la jolie Monia, une des filles rencontrée hier soir au Marhaba.
Notre train part à 9h39. Nous sommes là bien avant et en profitons pour prendre tranquillement notre petit déj. au café de la gare. C’est pas qu’on est inquiet mais il est quand même 9h30 et toujours pas de Monia en vue.
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