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  A la découverte des villes impériales du Maroc...
 

L'art de vivre à Marakech...

Marackech - dimanche 26 novembre 2006
  Ombre d'un des nombreux vases des jardins Majorelle
Ce matin, grasse matinée, on ne se réveillera qu’à 8h… Dans notre programme, c’est tard ! P’tit déj sur la terrasse de notre hôtel le point de vue sur la place est encore plus splendide que celui à partir de nôtre chambre. On prend le soleil en buvant avec paresse un thé à la menthe dont on nous a laissé la faveur de le sucrer. C’est pas le cas partout et généralement ça a goût de miel, d’où des problèmes d’obésité et de diabète notamment chez certains marocains. Le spectacle des charmeurs de serpents, saltimbanques en tous genres et les va et vient des calèches est envoûtant. On ne s’en lasse pas, scotchés dans nos fauteuils, les yeux rivés sur la place Djemaa le fna. Il est déjà 11h lorsqu’on décide de décoller, direction la Casbah qui se trouve au sud de la place. Sur le chemin, on achète quelques plantes médicinales à Chrif, un herboriste qui sait de quoi il parle, place des Ferblantiers, des appliques murales pour la maison des parents. On doit tout de même patienter avant de les récupérer. Elles vont être traitées, peintes et fin prête à 14h30, soit une 1h30 de temps. En attendant on mangera un succulent tajine. Quelques verres de thé plus tard, on attaque la visite du palais El Badi, construit à l’époque Saadienne par Ahmed El Mansouri Adahbi. Depuis le palais a perdu de son faste. En effet, le sultan Moulay Ismaïl l’a pillé pour utiliser les marbres et autres dorures dans la construction de son palais à Meknès. En montant sur ce qui devait être la terrasse du sultan, nous est offert un magnifique panorama sur les montagnes enneigées de l’Altas. En sortant du palais on recroisa Koen et Anne, nos amis belges, rencontrés quelques instants auparavant lors d’une Photo. C’est pas faute d’avoir essayé, plan, boussole, questions à la population qui n’en savait guère plus, rien ne nous a mis sur la piste des tombeaux saadiens… La nuit tombée, nous avons dû nous résigner mais voilà comment sortir de ce quartier dans lequel nous venons d’échouer ? Quartier que je qualifierai pour le moins d’inhospitalier, des regards qui nous dévisagent… on nous a parlé… si si… pour nous proposer de la bonne fumette… si vous voyez ce que je veux dire. Désolé les gens mais ça n’est pas notre kif ! Ni une ni deux, on a rebroussé chemin et réussi à retrouver notre route vers l’hôtel. On y dépose nos emplettes et enfile une tenue de rigueur pour la sortie de ce soir. Avant on passe une bonne partie de la soirée sur Djemaa Le Fna. On circule de spectacle en spectacle : des sketchs, des musiciens, des conteurs pleins de sagesse… A ce propos si vous avez l’occasion de passer par là aller écouter (mieux vaut être arabophone pour tout comprendre) un instant Chrif Nassir, 64 ans de métier sur cette place. On fini comme prévu la soirée au Montecristo, une boîte de nuit branchée où se retrouvent beaucoup de touristes et bien sûr des filles sublimes. L’ambiance est chaude, très bruyante dans la salle, on grimpe les escaliers pour rejoindre la terrasse pour jouir d’un peu de calme. On se fera servir par Maxime, dit Mohcine en arabe, il bosse ici depuis trois ans. Il a appris l’arabe avec ses collègues marocains et nous dit qu’aujourd’hui il se sent ici comme chez lui, un bonhomme très sympathique, spéciale dédicace aux gens de l’Essonne… Big Up !!! C’est comme ça qu’on dit je crois...?
 
 
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