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Aussitôt levé, aussitôt sorti, direction la place des grands taxis pour la ville de Moulay Driss Zarhoun, le fondateur de la ville de Fès.
Serrés comme des sardines dans la mercedes des années 80, notre chauffeur roule doucement quand d’un coup, il se met à prendre les virages de l’autre côté de la chaussée, serre les camions de devant pour les écarter de son passage… Je ne me sens pas trop rassuré, Abdel qui était assis devant avec un autre passager en plus du chauffeur étendait son bras par dessus l’appui tête du coté chauffeur. Je me préparais à le lui saisir au moindre danger… 6 passagers et un chauffeur sans dispositifs de sécurité, c’est trop dangereux… il est temps que ça change. Pourquoi ne pas utiliser des estafettes ?…
La visite de Moulay Driss fut très rapide, en une heure env., c’est ce qu’on prévoyait dans notre timing. On repart à quelques km de là vers Volubilis (Oualili). Des inscriptions en latin témoignent de l’époque romaine sur cette cité édifié 280 ans avant J.C. . On en apprend tous les jours et c’est ça qui fait l’intérêt de la vie. Les constructions restantes laissent imaginer quelquechose de grandiose. Les mosaïques décrivant des mythes romains sont miraculeusement sauvegardées malgré le temps. De nombreux ouvriers travaillent à la restauration de ce site, merci au tourisme…
Pour rejoindre Mèknes, nous devons revenir sur Moulay Driss Zarhoun. Impossible cependant d’arrêter un taxi et encore moins une voiture. Nous ferons le chemin à pied, ce ne sont pas 5 ou 6 petit km qui vont nous décourager ! Puis nous rentrons à Mèknes en autocar avec les locaux, très folklo, on se croiraient dans un café, ça discute, ça rigole, ça chuchote, ça crie de partout…
Une fois à Mèknes, on mange un repas très copieux sur la place Hedim face au Bab Mansour, à la Qoubat Soufara et au mausolée de Moulay Ismaël, situé dans la médina. Tout comme à Marrakech, la place Hedim compte elle aussi le soir venu son lot de spectacle de rue : charmeur de serpent, conteurs, vendeurs de potions magiques censées guérir des maladies sexuelles, des acrobates…etc.
Nous revenons dans la ville nouvelle pour y déposer nos achats effectués dans la médina… et repartons dans notre resto favori, Le Marhaba, bien sûr… On y rencontre trois charmantes jeunes filles d’El Hoceima. Elles sont là pour passer un certificat de français qui leur permettra de prétendre à des études dans un pays francophone. On finira la soirée ensemble autour d’un thé à la menthe et une chicha.
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