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Fantasia, c’est le nom du bateau qui ns conduit à Tanger. Arrivée prévue à 9h30 heure locale, réveil et douche matinale après l’une des soirées les plus mémorables, animée par un duo de chanteurs bourrés de complexe, le talent on a essayé de le deviner, un spectacle inerte sans entrain.
Finalement on rentre au port de Tanger à 10h30 heure locale. L’heure des adieux et échanges de numéros est arrivée avec les membres d’équiPage et plus particulièrement avec la charmante Asmaa, mais également Rachid, un jeune toulousain qui tient une affaire d’import export dans les meubles et articles de déco marocaine avec qui nous avons partagé une bonne partie de cette traversée… Rdv est pris inchallah en France !
Première foulée sur sol marocain, un mélange d’appréhension et d’excitation, on nous a tellement mis en garde ! Sur conseil de la préposée aux renseignements, on quittera le port jusque sur la baie pour emprunter un taxi. Cette ville paraît tellement vivante, ouverte de par sa géographie, sur l’atlantique la méditerranée et donc l’Europe, véritable eldorado pour les migrants aussi bien maghrébins que subsahariens… invite à la découverte. « A Tanger, il y a tout,… la bonne bouffe, les belles nanas, la bonne fumette…» nous raconte notre chauffeur de taxi. Il nous dépose dans une rue non loin du Grand Socco, c’est là que se trouve notre hôtel. « 200DH pour cette chambre avec Sde… et 150Dh sans sde », je négocie la chambre avec sde, on en a besoin pour effacer les séquelles du voyage, pour 180Dh. C’est un endroit calme, arboré, des chambres propres bref un prix correct pour une prestation correcte. Nos bagages déposés, à nous Tanger !
Visite du Grand Socco, se retrouvent ici aussi bien des sans affaires (traduction littérale de l’arabe « bla shroul » ou si vous préférez des oisifs) des passants, des touristes, des amoureux…Nos yeux observent, nos oreilles écoutent,… tous nos sens sont en éveils. Des gens marchent dans tous les sens, le bruit des klaxons rappelle aux piétons qu’il faut s’écarter.
De là on s’engouffre dans les ruelles de la médina, une foultitude de petits magasins d’artisanat, des vendeurs de légumes à la sauvette, des bijoutiers, des cyclistes, on y trouve de tout…On se prend au jeu et se laisse aspirer dans les dédalles des ruelles tortueuses, la tension s’est dissipée, on a eu l’occasion de se frotter aux autochtones, d’échanger quelques mots en arabe même si certains ont vu en nous des touristes anglais, apparemment le business est rentable avec cette frange de touristes… on descend vers le Petit Socco qui porte encore des traces du passage espagnol. Puis, direction sud ouest, la kasbah, merveilleux vestige à sauvegarder absolument, d’ailleurs de nombreux travaux y sont entrepris. A peine entrés sous l’arche de la porte assa, qu’on est déjà suivi par un pseudo guide… Il se promène à nos côtés en donnant ça et là quelques explications, difficilement crédible surtout lorsqu’il nous raconte qu’il a connu Personnellement Paul Bowles avec qui il roulait des joints… Bizarre tout de même ! Nous le quittons à l’appel de la prière de l’après-midi (asr) en lui donnant le peu de monnaie qu’il nous reste. Nous le croisons plus tard et il fera connaître son mécontentement d’un maigre regard. Il n’a pas de chance nous n’avons pas encore effectué de change… pas de change, pas d’argent – pas d’argent, guide pas content ! Yallah ! on court en faire, il faut bien manger, nos ventres sont restées vides depuis le petit déj. pris sur le bateau. Tampis pour les banques on passe par un bijoutier, elles sont toutes fermées au moins jusqu’à 14h15, en plus leur taux de change est moins intéressant, alors que chez notre bijoutier c’est 1€ = 11Dh.
Le temps se rafraîchit et on décide de rentrer à l’hôtel mettre des vêtements plus adaptés. A la réception, un groupe de touristes japonais et des norvégiens négocient dur avec le patron. Ils m’interpellent pour les conseiller… Nous discutons sous l’oreille bienveillante de celui-ci ! Hicham, le réceptionniste, est tt heureux de nous annoncer qu’il y a un message pour nous. Asmaa, la charmante hôtesse du Fantasia est venue nous rendre visite… Dommage ma très chère mais j’espère te revoir bientôt à Montpellier inchallah !
Maintenant nous maîtrisons les principales artères de la ville. Nous avons énormément marché de la rue de Belgique au Bld Pasteur en passant par la place de France, la Terrasse des paresseux… Tangérois ? Nous ? Pas tout à fait ! Mais on apprécie la vie ici, ça grouille de monde, on dirait que tout Tanger est dehors !!! Les gens ont besoin de leur sortie du soir, leur humour, la nonchalance, vraiment on se sent bien ici et ressent une grosse différence avec nos vies de l’autre coté de la rive. Après un bon verre de thé sur la place du Grand Socco, on rentre se coucher, épuisés et satisfaits…
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